Le Four à Chaux de la côte Malherbe

Le four à chaux St-George

Le four chaux de la Côte Malherbe date de 1857. Après la dernière fournée en 1942, il disparaissait, transformé en dépotoir et laissé l'assaut de la végétation.

Après une première tentative en 1978, il a été finalement restauré pour le 700me anniversaire de la Confédération en 1991.

Une première fournée a eu lieu du 19 au 25 août 1991.

Lors de la fête du Bicentenaire de l'entrée du Canton de Vaud dans la Confédération, une fournée a eu lieu du samedi 16 août au dimanche 24 août 2003.

 

La chaux

Ce matériel ancien était utilisé en général pour des bâtiments anciens construits jusque vers la fin du XIX siècle, soit avant l'arrivée du ciment et des techniques modernes. Aujourd'hui, la chaux produite artisanalement est essentiellement utilisée pour la rénovation d'anciens ouvrages.

Les fours chaux se situent généralement à proximité d'une carrière où l'on exploite un calcaire de bonne qualité et sont autant que possible proches d'une forêt où se trouve le combustible nécessaire en grande quantité.

 

Fabrication de la chaux

La cuisson d'un calcaire pur (carbonate de calcium) permet d'obtenir la chaux vive (oxyde de calcium) par libération du gaz carbonique. Cette transformation est réalisée à une température de 900 à 950ºC environ, le plus souvent dans des fours verticaux. La pierre calcaire est chargée par le haut et le foyer est alimenté en bois de chauffe par le bas.

Dans un four d'une capacité de 30 40 m3, une "cuite" dure six à sept jours. 60 à 80 stères de bois y sont brûlés.On obtient de la chaux vive sous forme de blocs. Sous cette forme, elle ne peut tre utilisée pour la confection de mortier. Il est nécessaire de procéder alors à son extinction par hydratation. Cette opération est ralisée généralement sur le chantier. Avide d'eau, la chaux réagit sous son action par un dégagement de chaleur de l'ordre de 120 à 140oC, et par un important foisonnement. On obtient ainsi de la chaux en pâte (hydroxyde de calcium), appelée aussi chaux grasse.

Habituellement stockée dans des fosses creuses à même le sol, la chaux fraîchement éteinte était souvent employée pour la fabrication des mortiers utilisés pour la construction des maçonneries destinées aux fondations et aux murs. Pour la réalisation de crêpis on utilisait une chaux âgée de plusieurs mois, voire d'une année ou plus pour certains enduits de finitions.

On peut relever qu'à l'abri du gel et de la dessiccation, la chaux peut se conserver indéfiniment.
Le calcaire pur donnera une chaux grasse de bonne qualité, alors que la présence de certaines impuretés donnera une chaux maigre de moins bonne qualité. Si ces impuretés sont d'origine argileuse, cette chaux sera faiblement, moyennement ou hautement hydraulique selon la proportion d'argile contenue dans la roche calcaire. Elle est alors qualifie de chaux hydraulique naturelle.


Dans nos régions, grâce à la pureté du calcaire, on produisait surtout de la chaux aérienne. Ces différentes qualités de chaux étaient aussi utilisées en fonction des besoin et surtout de la solidité que l'on voulait obtenir pour les ouvrages.

Aujourd'hui, le procédé industriel de fabrication de la chaux aérienne est effectué avec la quantité d'eau strictement nécessaire à l'hydratation de la chaux vive. La chaud hydrate (hydroxyde de calcium) ainsi obtenue est réduite en poudre et conditionnée en sacs.

(Source : Publication "Restauration Bâtir" réalisée sur mandat des Services cantonaux chargés de la protection du patrimoine - Sept. 2001)


Un nouveau toit pour le four »
 

 

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